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A propos

L’Afrique comme tous les autres continents se prépare à célébrer le 25e anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing. A cet égard, plusieurs activités sont organisées notamment les bilans de sa mise en oeuvre aux niveaux national et régional, mais plus important la contribution africaine dans l’Agenda Beijing +25.
La célébration d’un quart de siècle de la mise en oeuvre du Programme d’action de Beijing sera organisée sous forme d’un Forum mondial et sous le thème de la Campagne « Génération Egalite au courant de l’année 2021 pour lancer un ensemble des actions concrètes, ambitieuses et transformatrices afin de réaliser immédiatement et de façon durable l’Egalite entre les hommes et les femmes. Le forum va rassembler les nouvelles générations d’activistes des droits des femmes et les visionnaires ayant joué un rôle important dans l’élaboration et la mise en oeuvre du Programme d’action de Beijing il y a plus de deux décennies.

 

 

 

 

 

 

 

                                          Alors que les différentes institutions font le bilan des progrès accomplis dans l’avancement de l’Egalité femmes- hommes, tous les acteurs impliqués dans la campagne Génération Egalité se sont engagés à̀ mettre les jeunes au centre des processus décisionnels du Forum, et de ses différentes activités prévues au courant de 2021. Car en effet, il est évident que les jeunes leaders à travers le monde ont fait preuve d’une grande capacité de mobilisation de la jeunesse dans leurs communautés. (Un groupe de travail des jeunes Beijing +25 fait partie de la structure de gouvernance du Forum ‘ Génération Egalite).
L’implication des jeunes filles africaines dans le processus dudit Forum et de toutes les initiatives qui s’en suivront est très stratégique, en effet le sort des femmes étant déterminant pour celui de la prochaine génération d’Africains, compromettre leur rôle dans le développement aujourd’hui pourrait mettre en péril les perspectives de croissance de demain.
L’implication de la jeunesse féminine dans le processus de Beijing +25 pour construire un meilleur avenir du Continent se justifie par les raisons suivantes :
1. Son importance démographique
Les pays d’Afrique sub-saharienne constituent la plus jeune région au monde avec 70 % de la population sous la barre des 30 ans alors que 60% de la jeunesse africaine ont moins de 24 ans. Les femmes comptent plus de 50% de toute
cette population. Source : The World’s Youngest Populations, Euromonitor International, 2012.
En 2019, les adolescents âgés de 10 à 19 ans représentaient 23 % de la population totale de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Selon les projections, cette population devrait augmenter de 32% entre 2019 et 2030, passant de 124 millions à 164 millions. Cela signifie que la proportion de la population en âge de travailler et en mesure de contribuer à la productivité économique sera plus importante que jamais (Rapport UNFPA Afrique de l’Ouest et du Centre)
2. Les jeunes filles continuent de subir des discriminations diverses qui perpétuent les inégalités entre les genres bloquent l’éclosion de leur potentiel.

  • Sur le plan économique

Alors que l'Afrique est actuellement l'une des économies les plus dynamiques du monde, la persistance des inégalités de genre limite encore trop son potentiel.
En effet, des millions de femmes sont encore trop exclues des circuits économiques et constituent la majorité des pauvres du continent : elles ont moins de chances que les hommes de travailler dans l’économie formelle. Dans l’agriculture, elles ont un accès inégal aux facteurs de production comme la terre, les engrais et le financement. Elles occupent des emplois précaires, qui, pour la plupart, sont des activités saisonnières ou le petit commerce de produits agricoles. Bien que dotées d’un esprit très créatif et entrepreneurial mais ne disposant pas de biens pour servir de garantie, leur accès aux financements reste très limité. Ainsi donc la féminisation de la pauvreté se perpétue de génération en génération.

  • Sur le plan de l’éducation

Les filles sont plus susceptibles que les garçons d’abandonner l’école. Dans la majorité des pays africains, l’éducation des jeunes filles est compromise par (1) le risque des grossesses et mariages précoces : en Afrique de l’Ouest en moyenne, 40% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans, avec de fortes disparités entre les pays ; (2) les stéréotypes qui veulent que les opportunités d’éducation soient données aux garçons au détriment des filles sous prétexte qu’elles sont faites pour le mariage et la procréation. Dans les cas où les filles ont accès à l’éducation, le taux d’achèvement reste inférieur par rapport à celui des garçons.

  • La santé sexuelle et reproductive

Les Mutilations Génitales Féminines (MGF) sont très répandues en Afrique de l’Ouest avec des pays allant jusqu’à 89%. Ces pratiques peuvent avoir des répercussions irréversibles sur la santé sexuelle et reproductive des filles et des femmes, entraînant des cas d’hémorragie ou d’infection graves ou encore des décès.
L’accès aux méthodes contraceptives et aux conditions d’avortement sans risque est encore refusé aux jeunes filles occasionnant ainsi des grossesses non désirées et compromettant dans la majorité des cas leur parcours scolaire sans oublier les risques de mortalité maternelle et infantile, des fistules obstétricales et des décès suite aux avortements clandestins

  • Les violences sexuelles

En plus des violences structurelles telles que les mariages précoces, les mutilations génitales, les femmes continuent à subir des violences de toutes les formes.
En Afrique subsaharienne, le taux de violence par un partenaire intime dépasse largement la moyenne mondiale de 6,4 %. C’est l’Afrique centrale qui détient le record, avec un taux de 65,6 %, suivie par l’Afrique de l’Ouest (41,8 %). La part des violences sexuelles commises par d’autres personnes que des partenaires est aussi nettement supérieure à la moyenne mondiale (Etude de l’OMS).
Les violences sexuelles continuent d’être utilisées comme une arme de guerre : selon un rapport du Conseil de sécurité des Nations Unies, par exemple en RDC depuis 1998, plus de 200.000 femmes en auraient été victimes. Ce fléau impacte
négativement sur plusieurs aspects de la vie des jeunes filles/femmes notamment l’éducation, la sante, les opportunités d’emploi etc…

  • Un potentiel sous exploité

Toutes les analyses montrent que, les jeunes filles disposent d’un esprit très créatif, elles sont très résilientes et entrepreneuriales. En plus elles sont très ouvertes aux innovations y compris l’utilisation des nouvelles technologies. Il est clair que si elles avaient plus d’opportunités de renforcement de leurs capacités plus particulièrement dans les domaines traditionnellement réservés aux hommes, si les stéréotypes et les normes sociales négatives étaient éradiqués pour leur permettre de réaliser pleinement leur potentiel, elles pourraient transformer la vie politique, économique et sociale du continent. L’égalité entre les sexes est essentielle pour l’Afrique afin d’engranger les bénéfices du dividende démographique.

En vue d’éradiquer les obstacles à l’Egalite des hommes et des filles. Il est important que la jeunesse féminine s’implique      activement dans l’élaboration de l’agenda de Beijing +25. C’est donc pour maximiser sa      participation  que l’Assemblée Nationale togolaise avec l’appui du bureau UNFPA met en place une plateforme de 1000 jeunes filles pour faire entendre leur voix et faire valoir leur vision dans la Campagne « Génération Egalite ».

Objectif Global:

Donner une opportunité aux filles africaines de formuler et de partager leur vision pour 2063 sous le thème : « Femme Africaine que nous voulons être à l’horizon 2063 et contribuer à bâtir l’Agenda de Beijing +25 ».

Résultat attendu :

Une vision formulée couplée d’une proposition de stratégie continentale pour sa réalisation.

 

#AfricaGenEquality

LA CHAMPIONNE

Mme Yawa Djigbodi TSEGAN

Députée UNIR de Kloto-Kpélé et Première femme à la tête de l’Assemblée nationale togolaise,

 Née le 05 Août 1971 à Kpélé-Agavé,  Madame Yawa Djigbodi TSEGAN est une juriste spécialisée en Droit des Affaires.

Femme politique engagée, et  Trésorière Générale au sein du  bureau national du grand parti Union pour la République (UNIR), Yawa Djigbodi TSEGAN est depuis janvier 2019, la toute première femme élue Présidente à la tête de l’Assemblée Nationale Togolaise.

Son entrée  au parlement en qualité de députée sous les couleurs de sa formation politique, remonte à la Ve Législature où elle a occupé le poste de premier questeur de 2013 à 2018.

Sur le plan professionnel, Yawa Djigbodi TSEGAN a occupé le poste de Directrice de cabinet du ministre des Transports d’octobre 2010 à Août 2013 au Togo.

Avant ce poste, elle a servi, d’octobre 2003 à octobre 2010, successivement à plusieurs postes au ministère de l’Économie et des Finances comme Directrice des Petites et Moyennes Entreprises (DPME) et Directrice de l’Administration, de l’Organisation et des Services d’Appui (DAOSA).

Yawa Djigbodi TSEGAN a obtenu une Maitrise en Droit des Affaires en 1995 à l’Université du Bénin à Lomé, et en 2007, un diplôme d’Inspecteur des Impôts à l’École Nationale des Impôts (ENI) de Clermont-Ferrand en France.

Elue avec 88 voix sur les 89 députés de la VIème législature,  la toute première femme Présidente du Parlement au Togo, est très sensible aux questions de l’autonomisation de la femme et porte à cœur des projets de promotion de la jeune fille.

Son Excellence Madame Yawa Djigbodi TSEGAN est mère de trois (3) enfants.

               

 

LA MODERATRICE

Josiane Yaguibou a rejoint le Bureau du Togo, en tant que Représentante Résidente le 5 Septembre 2019 après avoir servi au même poste au Bureau du Mali et en Erythree.

Avant cela, Josiane a occupé le poste de Conseiller Régional en Planification Familiale au Bureau Régional de UNFPA pour l’Afrique austral (ESARO) basée à Johannesburg. Grâce à son expertise en Santé de la Reproduction, Mme YAGUIBOU a su apporter son appui aux vingt trois  pays et leurs gouvernements, aux Secretaraits des Communautés Economiques Regionales intergouvernementales ainsi que leur sections parlemenatires (telles que EAC --East African Community, IGAD --Intergovernmental Authority on Development, SADC --Southern African Development Community, COMESA --Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA)

Pendant qu’elle était au Bureau Régional (ESARO), Josiane a eu à servir en tant que Représentante de UNFPA par interim en Erythrée en 2012.

 Elle dispose de plus de quinze ans d’expérience en matière de disponibilité des services de santé de la reproduction, utilisant des stratégies innovantes et en faisant des groupes vulnérables, ses cibles principales.

Dans une précédente vie, Josiane Yaguibou a travaillé dans les ONG, dans les programmes de marketing social en Afrique de l’Ouest, en tant que Directeur de Programme au Burkina Faso et Representante en Guinee Bissau.

À toutes les petites filles, ne doutez jamais que vous êtes précieuses et puissantes. Vous êtes dignes de toutes les opportunités dans ce monde, alors poursuivez vos rêves. La modératrice