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6 Février: Journée Mondiale contre les mutilations génitales féminines et l’excision

En 2012, l'Assemblée générale des Nations Unies a désigné le 6 février, Journée internationale de tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines (MGF) afin d'intensifier l'action mondiale visant à éliminer cette pratique.

L'excision est une violation fondamentale des droits humains, au regard de leurs conséquences sur la santé physique et mentale des filles et femmes. Souvent pratiquée par des praticiens traditionnels non conventionnels comme les exciseuses et les accoucheuses, l'action se fait sans anesthésie avec des ciseaux, des lames de rasoir ou des couteaux. L'intervention demeure traumatisante et peut entrainer des complications telles que les douleurs, l'état de choc et même parfois la mort.

Les mutilations génitales, une forme extrême de violences faites aux femmes.

L’UNICEF rappelle que plus de 125 millions de femmes et de filles ont subi des MGF/E dans 29 pays d’Afrique et du Moyen Orient et que 30 millions de filles risquent encore d’en être victimes au cours de ces 10 prochaines années.

Cette pratique qui constitue une violation des droits des fillettes et une atteinte à l'intégrité physique et psychique des femmes interpelle le mouvement des femmes dont le fer de lance est la lutte contre les violences faites aux femmes, ainsi que certaines agences du système des Nations Unies, qui font des droits de l’enfant, de la fille et de la femme, leurs objectifs stratégiques prioritaires.

Selon les estimations de l’OMS, entre 130 et 140 millions de femmes ont subi une forme quelconque de mutilation génitale. La Côte d'Ivoire est l’un des pays d'Afrique les plus touchés par la pratique de l'excision et on estime à 36%, le nombre de femmes excisées dans le pays. Dire que la pratique persiste relève donc de l'euphémisme.

3 millions de filles mutilées chaque année

Deux millions de cas supplémentaires de mutilations génitales féminines pourraient être recensés au cours de la prochaine décennie en raison de la fermeture des écoles et de la perturbation des programmes provoqués par la pandémie de COVID-19, lesquels contribuent à protéger les filles contre ces pratiques néfastes. 

Rappelons que le Togo dispose d'un arsenal juridique très répressif pour punir les auteurs et ceux qui encouragent cette pratique. Les auteurs reconnus de violences volontaires conformément à la loi du 17 Decembre 1998 portant interdiction des mutilations génitales féminines au TOGO, sont punis d'une amende de 100 à 1 000 000 frcs CFA, et risquent jusqu'a 10 ans de réclusion. Pour le gouvernement, il est impérieux de mettre fin à cette pratique qui constitue une violence et une atteinte à l’intégrité physique et biologique de la femme togolaise. D’autant plus que cette pratique pose un problème de santé et de droit de victimes.

Comme l’a martelé la Directrice Exécutive de l’UNFPA, Dr Natalia Kanem : « Nous savons ce qui fonctionne. Nous ne tolérons aucune excuse. Nous en avons assez des violences perpétrées à l’égard des femmes et des filles. Il est temps de nous UNIR autour des stratégies éprouvées, de les FINANCER en conséquence et d’AGIR ».

#AfricaGenEquality

 

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